Catégorie : Santé

Explication du cycle féminin

Explication du cycle féminin

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Le cycle

Un cycle est un phénomène qui se répète à intervalle plus ou moins régulier dans un certain ordre.

Le cycle menstruel est rythmé par les fluctuations hormonales qui influencent ton énergie, tes capacités, tes émotions, ta sexualité, ta façon d’interagir avec le monde extérieur … ainsi il est l’expression de qui tu es.

Il est la représentation du cycle par essence : vie – mort – vie, qui se retrouve en toute chose et situations. Rien n’est immuable.

Le cycle des saisons, des âges de la vie et de la lune s’expriment de la même manière en suivant les mêmes énergies.

- Observer son cycle féminin pour ne plus le dénigrer

Observer son cycle menstruel est une manière de reprendre conscience de ton corps, de ton  fonctionnement, de tes variations et de découvrir tes différentes facettes.

Ainsi tu apprendras à mieux te connaître, à comprendre tes réactions et donc à les tempérer par la suite, d’être douce avec toi et les autres, de t’accepter et de t’aimer car tu ne lutteras plus contre toi-même.

L’observation sera moins nette si tu es sous contraceptif hormonal. Il faudra alors être plus attentive et plus précise dans tes annotations.

En prenant conscience de ces changements, tu peux apprendre à les repérer et les utiliser pour créer ta vie, il devient ton coach.

- Comment observer son cycle 

Pour comprendre ton fonctionnement et celui de ton cycle, on part de théories et de généralités pour ensuite affiner et révéler tes spécificités.

Ainsi le cycle menstruel se divise en 4 phases distinctes avec leurs particularités, leurs avantages et « inconvénients ».

Le but de l’observation est :

– D’apprendre à optimiser ces avantages et à les utiliser

– A prendre conscience des « inconvénients » pour les transformer

– De reconnaître ces 2 versants d’une même pièce, autrement dit ta personne, afin de t’accepter telle que tu es et de te faciliter la vie.

Pendant 3 à 6 mois, tu vas observer une semaine chaque phase et noter ce qu’il se passe sur le plan émotionnel, physique, mental et spirituel (si ça te parle).

Au fur et à mesure tu comprendras ce qu’il t’arrive, pourquoi tu réagis de telle manière, pourquoi dans certaine phase tu peux te concentrer longtemps et dans d’autres pas du tout, pourquoi tu es fatiguée alors que la semaine d’après 6 h de sommeil te suffisent.

Je te donne quelques outils en fin d’article pour te permettre d’observer ton cycle menstruel.

Le cycle menstruel se compose de 4 phases et est comparé aux saisons, il suit la même logique d’hibernation, de floraison, de fructification et  de récolte.

Les 4 saisons du cycle menstruel

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- L’HIVER – Phase des menstruations

- La périodicité :

Du jour 1 à 6

Afin de se repérer, un nouveau cycle commence au premier jour des règles (flux normal. Les spottings – tâches marron – ne sont pas prises en compte).

- Changements dans le corps :

La muqueuse utérine qui s’était épaissie les jours précédents s’élimine.

L’utérus se renouvelle, il fait peau neuve pour ce nouveau cycle.

Les hormones, œstrogènes et progestérone, sont en chute libre

- Spécificités :

L’énergie est au plus bas.

Tu te tournes vers son intérieur, tu hibernes pour te focaliser sur tes besoins, il n’y a pas d’énergie disponible pour l’extérieur.

L’intuition est à son maximum. Des idées apparaissent comme par magie.

Tu regardes avec attention ta situation telle qu’elle est dans le présent.

- Besoins:

De cette phase découle le reste du cycle.

Il est primordial de te reposer pendant cette période ou au moins de t’octroyer des moments, afin de donner au corps l’occasion de régénérer ton énergie pour la suite.

Autorise-toi à ralentir, à te chouchouter, à t’honorer.

Les Qualités :

Vulnérabilité

Intuition

Bilan

- LE PRINTEMPS – Phase pré-ovulatoire

- La périodicité :

Du jour 7 à 13

C’est la période la plus fluctuante du cycle. La longueur et la régularité du cycle se fait en fonction de celle-ci.

Elle peut varier de 3 jours après les règles à 3 jours avant l’ovulation.

- Changements dans le corps :

Le follicule qui s’est le plus développé stoppe la croissance des autres.

Le niveau des œstrogènes dans le sang s’accroît.

La muqueuse de l’utérus se développe.

- Spécificités :

Telle l’adolescente que tu étais l’énergie se développe vers l’extérieur. Tu n’as peur de rien ! tu veux découvrir le monde.

Un sentiment de revivre prend place, le dynamisme est là. C’est le moment de passer à l’action en fonction des idées qui ont émergé la semaine d’avant.

« Efficace » est ton 2e nom : tu rattrapes le retard accumulé de la semaine passée, en peu de temps.

Organise, planifie, apprends de nouvelles choses, occupe-toi des tâches administratives ennuyeuses.

- Besoins:

Ton énergie est en ébullition ce qui fait ta puissance.

Tu te sens capable de déplacer des montagnes.

Tu as l’audace d’entreprendre des choses qui te semble impossible d’habitude.

Les Qualités :

Dynamique

Confiante

Productivité

- L'ETE – Phase ovulatoire

- La périodicité :

Du jour 14 à 20

Cette phase entoure l’ovulation : 2-3 jours avant et 2-3 jours après

C’est la période qui devient importante lorsque l’on veut devenir mère

- Changements dans le corps :

Les hormones atteignant un pic, elles provoquent un déferlement d’énergie en même temps que l’ovulation.

La muqueuse de l’utérus stoppe son évolution.

L’ovule a un temps de vie de 24 heures. 

- Spécificités :

Ton énergie se tourne vers l’extérieur : Tu rayonnes !

Elle est à son maximum.

- Besoins:

Tu es au sommet de ton potentiel ce qui t’invite à te montrer au monde, à occuper ta place.

Tu accueilles l’autre dans sa globalité, tu comprends ses besoins et il peut le ressentir. Tu es présente pour lui.

Tu attires les personnes.

Les Qualités :

Altruisme

Patience

Communication

- L'AUTOMNE– Phase prémenstruelle

- La périodicité :

Du jour 21 à 28

Cette période va de 3 jours après l’ovulation à 3 jours avant le premier jour des règles.

- Changements dans le corps :

La progestérone est secrétée par le follicule, qui se transforme en corps jaune.

La progestérone augmente dans les veines.

L’ovule fécondé ou pas se déplace vers l’utérus.

Le corps se met en attente afin de savoir s’il y a fécondation ou pas. Cette interrogation suscite le doute et l’impatience.

- Spécificités :

Après avoir rencontré le monde pendant l’été, tu reviens à ta source, à ce qui est fondamental pour toi. Qu’est ce qui fait ton unicité?

Cette énergie t’amène à explorer de nouveaux chemins intérieurs.

L’inspiration venue de nulle part te communique des idées à expérimenter. Tu récoltes ce qui est bon pour toi et jettes le reste ! 

Découvres tes envies artistiques, amuse-toi à créer.

Le but est de trouver ce qui te fait vibrer.

- Besoins:

Laisser libre court à ton imagination créative.

Pense à prendre de nombreuses petites pauses durant la journée car ton énergie est en mouvement continu. Cela te permettra de relâcher ton esprit et de contrôler tes émotions.

Prends soin de toi.

Les Qualités :

Analyse critique

Lâcher-prise

Créativité

Ritualiser pour s’honorer 

Mettre en place un rituel pour noter les observations du jour permet de s’honorer en rendant moins contraignant cette « tâche en plus » à faire dans la journée.

T’accorder un moment spécifique, voire magique en fonction de l’ambiance que tu as mis en place, c’est consacrer un espace sacré dédié à toi et ton cycle. Que ça soit 5 minutes ou plus, cela permet de penser à toi, de te recentrer sur tes ressentis, de te régénérer pour être par la suite disponible pour l’autre. 

Choisis-toi un cahier spécifique où tu pourras faire émerger ta créativité par des dessins, poèmes, gribouillis, juste en te laissant aller dans l’envie qui émerge à l’instant. Notes tout ce qui te fait plaisir : tes prises de conscience, tes découvertes, le parallèle avec les énergies de la lune …

Les outils

Ces outils vont te permettre de matérialiser tes observations et de voir concrètement le fonctionnement de ton cycle et donc des répétitions.

Je te donne un exemple de fiche quotidienne pour t’aider dans tes observations.

Le mandala lunaire téléchargeable, permet de visualiser ta cyclicité et de voir les changements.

D’autres approches du cycle et outils sont à venir …

 

Je te souhaite un beau voyage vers toi-même !

Des livres pour aller plus loin :

– Lune Rouge. Miranda Gray

– Les trésors du cycle de la femme. M. Trélaün

– Sagesse et pouvoirs du cycle fémlinin. MP. Pérés et SM. LeBlanc

Dis-moi quel outil as-tu préféré ?

Utilises-tu d’autres outils ?

Qu’as-tu remarqué sur ton cycle ? ton fonctionnement ?

Conversation avec … Marie Pénélope PERES

Conversation avec … Marie Pénélope PERES

Marie-Pénélope PERES est auteure  de "Sagesse et pouvoir du cycle féminin" 

Artiste – Danse et Mouvement – Accompagnante en Féminité holistique

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J’ai rencontré Marie-Pénélope lors de mon premier Festival du Féminin. Elle a été la première personne avec qui j’ai pu aborder la question des ressources du cycle et de l’auto-observation avec la symptothermie.

Je me rappelle de son calme et de sa douceur. Elle a su me mettre en confiance sur le chemin de l’apprentissage du cycle, alors que j’avais l’impression d’être en bas de la montagne, partagée entre l’excitation de ce nouveau voyage et la panique face à l’envergure des changements que cela impliquait. J’ai de suite acheté son livre « Sagesse et pouvoir du cycle féminin », qui est une pépite pour comprendre le fonctionnement du cycle féminin.

 

J’ai voulu en savoir plus sur cette pionnière du cycle et de la danse contraceptive en France.

Comment te définirais-tu Marie-Pénélope ?

Je suis à un  moment de ma vie passionnant où les choses se rassemblent en moi, s’unifient.

Je fais partie des personnes qui vont mieux en vieillissant.

J’ai un parcours où j’ai fait des plongeons dans des choses variées et riches. J’ai eu souvent l’impression d’être écartelée entre différentes voies, de devoir choisir et de ne pouvoir choisir car tout m’était vital, car tout était lié. 

Depuis quelques années une paix s’installe par rapport à ce chemin fait. Je me surprends moi-même en voyant les choses s’intégrées d’elles-mêmes et dont je fais mon miel.

"Je suis dans une période plus valorisante, épanouissante car il y a moins de tiraillements."

Qu’est ce qui t’a amené à l’approche holistique du féminin ?

C’est avec l’âge que je peux mettre des mots sur cela.

Je me rends compte qu’il y a plusieurs questions autour de « qu’est-ce qu’être une femme ? », qui m’ont habitées fortement depuis l’adolescence.
Au fil des rencontres, des chemins, des expériences et assez tôt dans ma vie d’enseignante, j’ai dû répondre à des questions de femmes sur des questions existentielles et des questions liées au corps. Notamment quand j’ai travaillé dans une maison autour de la naissance, qui faisait uniquement de l’accouchement à la maison.

On était une magnifique équipe d’enseignants, thérapeutes autour des questions du féminin, sur ce que la femme vivait à travers sa sexualité, son corps. C’était un lieu laboratoire j’expérimentais à partir de mon intuition et de mes recherches personnelles.

Parmi les femmes que je suivais pendant leur grossesse, nombreuses d’entre elles étaient du milieu artistique, spectacle vivant le plus souvent, où le corps est presque un outil de travail. 

Elles ont senti dans la manière dont je faisais la préparation à la naissance, et dans lesquelles elles puisaient quand elles étaient sur scène. Elles revenaient me voir après la naissance de leur enfant et je leur proposais alors de continuer le travail sur soi par l’exploration du cycle menstruel et de ses interactions avec le psychisme.

C’était le début du mouvement des doulas et du grand boum du maternage proximal.

Comment as-tu reconnecté avec la connaissance du cycle féminin ?

D’abord parce que je m’en suis fortement déconnectée !
A 11 ans j’ai été victime d’un abus sexuel qui m’a fortement déconnectée de mon corps. Je sentais confusément que je n’avais plus accès à mon ventre, à mon bassin, tout s’était verrouillé. Alors que depuis toute petite je m’exprimais et m’équilibrais de manière très instinctive par le corps en faisant spontanément de la danse et de la gymnastique ; j’ai ressenti comme une mort.

À l’arrivée de mes règles, j’ai eu l’impression d’être très seule avec  cette expérience nouvelle à vivre, d’autant plus que j’avais désormais peur de cette région de mon corps, une peur non-formulée, pas réellement identifiée, et de ce fait d’autant plus anesthésiante.

Néanmoins, après la 1ère année de menstruations je n’ai plus eu de douleurs et la période de quelques années qui a suivie a même été agréable à vivre. Mon cycle était devenu comme une boussole intérieure, qui me faisait du bien, je trouvais un ancrage dans cette rythmicité qui revenait à intervalle régulier, stable.

A 16 ans j’ai pris une pilule progestative (car j’avais un taux de cholestérol qui ne permettait pas l’usage de la pilule classique œstrogène + progestérone), qui se prend en continu et qui rend le cycle anarchique. La perte de ce bio-rythme avec lequel j’étais bien et qui était devenu important dans ma vie (sans jamais l’avoir verbalisé), m’a ravagée et coupée de mon corps,une
fois de plus. Je n’ai pas su en parler, je l’ai vécu et subi. 

C’était entre 16 et 18 ans, au moment où l’on construit beaucoup de choses dans la relation à l’autre, au groupe, au clan, la communauté des jeunes. J’ai ressenti un grand changement dans ma capacité d’être à l’écoute de moi, de prendre soin de moi. C’est un ressenti très intérieur. C’est un ressenti personnel, comme si le gardien de mon espace, de mon périmètre n’était plus là. Je le relie vraiment à cette absence de connexion avec mon cycle.

 

Sous pilule, je n’étais plus dans mon état normal et je pense que j’étais dans un état dépressif. La perte de ce rythme m’a profondément perturbée. Quand à un moment j’ai repris la pilule pendant quelques mois, je me suis aperçue qu’elle me rendait malade. En étant dans un état dépressif, on fait des choses que l’on peut regretter plus tard lorsque l’on sort de cet état.

Quand j’ai décidé d’abandonner totalement la pilule (après en avoir essayé plusieurs, avec toujours autant d’effets secondaires) ça a été une immense bouffée d’oxygène dans ma vie. C’est sur la base de cette expérience que j’ai alors entrepris mes recherches sur le cycle féminin, appris à observer mon cycle, à gérer ma fertilité d’abord avec la méthode Billings (observation et la sensation de la glaire cervicale) que j’ai découverte en fouillant dans le rayon contraception de la librairie La Procure à Paris (Eh oui ! il n’y avait pas encore internet à l’époque, et les informations sur la méthode d’observation de la glaire cervicale ne se trouvait que dans les organisations chrétiennes !) puis avec la symptothermie – méthode qui m’a complètement passionnée – conjuguée aux méthodes barrières, selon les contextes de ma vie.

Quand j’ai mis en place la pratique de la symptothermie, vers 21 ans , j’ai retrouvé cette sensation rythmée agréable que j’avais connue.

A partir de cette période profondément riche d’auto observation, j’ai retrouvé cette part instinctive, cette part femelle, qui veille à son propre territoire, capable de flairer ce qui est bon ou pas pour soi. C’est ce que dorénavant j’essaye de transmettre.

Peux-tu faire un bilan de ta pratique de la méthode symptothermique ?

J’ai été tellement émerveillée par cette découverte que pendant des années j’ai été extrêmement précise et organisée sur la tenue de mes calendriers, que j’ai enrichis au fur et à mesure, en identifiant des liens entre corps et esprit, entre étape du cycle et langage des rêves, entre maux et émotions. Je me rends compte combien cette didactique d’apprentissage du cycle a été fabuleuse. J’ai pu suivre toute l’évolution de ma fertilité en conscience.

J’ai pu être en confiance avec ce que je vivais dans la profondeur de mon être, car le langage du corps nous permet de comprendre ce qui se passe et ce qui se joue en nous, notamment notre relation au désir d’enfant.

Il est difficile de cerner les contours de ce désir d’enfant, c’est quelque chose qui a des ramifications beaucoup plus lointaines que l’on ne pense. On peut avoir aussi des conditionnements plus importants qu’on ne le pense. Tant que nos ambivalences sont inconscientes on peut se duper soi-même, et cela influe considérablement sur notre manière de gérer notre fertilité, notre contraception, notre auto-observation. Je me suis beaucoup servi de l’ auto-observation de mes propres ambivalences pour creuser plus loin dans la compréhension de ce qui sous-tend notre capacité à prendre en charge notre fertilité et notre contraception, ou au contraire nous entrave.

C’est en faisant face à la question du désir d’enfant que j’ai abordé les archétypes pour comprendre. Il y a plein d’aspects de moi que je n’aurai pas touché, des ombres dans lesquelles je ne serais pas descendue sans cette recherche.

Ces outils d’auto observation font partis de la base de la santé féminine, donc quand j’accompagne les femmes je les enseigne tout le temps.

De plus, ces outils sont sécurisants. Ils permettent de rester connectée à soi, à travers les grands bouleversements physiologiques et intérieurs que sont les grossesses, les périodes de maternage/ d’allaitement, les fausses-couches, les avortements, les hauts et les bas de notre vie sexuelle, les prémices des transformations à l’abord de la pré-ménopause, la pré-ménopause elle-même, la ménopause ensuite.

Les femmes peuvent retrouver à la pré-ménopause des symptômes et des perturbations intérieures aussi fortes que ce qu’elles ont pu connaître à l’adolescence.

À la différence de la puberté où le changement hormonal vient avec une énergie et une puissance hormonale en pleine expansion ; la ménopause -elle- est accompagnée d’une puissance hormonale qui décroît. Je ne veux pas dire qu’il n’y a pas de puissance à contacter à la ménopause, mais qu’il y a une inversion des forces qui nous animent. C’est un énorme changement, une transformation.  Le changement va durer quelques années où l’organisme – et tout l’être – doit trouver ses ressources pour atteindre un nouvel équilibre. Puberté et Ménopause sont 2 moments de notre vie en miroir

Je trouve dommageable d’attendre le dernier moment pour intervenir avec les pratiques de santé naturelles, de se dire que ce n’est que dans la tête et de mettre de côté désagréments et maux. Car plus le corps va peiner dans cet effort d’adaptation et plus des manques et des vides vont se creuser dans l’organisme, avec pour corollaire du mal-être intérieur.

Pour revenir à ta question de départ, je dirai donc que mon parcours de vie et la réappropriation de mon cycle féminin m’ont conduit à développer des qualités de chercheuses et à les mettre en pratique dans des domaines qui peuvent paraître éloignés : l’étude de l’anatomie, la naturopathie, l’anthropologie, la mythologie comparée, l’herboristerie, les pratiques corporelles somato-psychiques, l’art-thérapie.

Est-ce qu'aujourd’hui ton travail se concentre que sur la transmission des femmes ?

Oui et non ! Car tout un pan de mon enseignement en pédagogie perceptive par le corps concerne autant les hommes que les femmes. Mais effectivement, pendant une période de ma vie c’est la transmission aux femmes qui a pris le dessus, pour différentes raisons.

Là je sens qu’à nouveau j’ai besoin de re-nourrir ces autres parties de mon travail qui sont dédiées aux groupes mixtes, notamment avec mes ateliers de pédagogie perceptive de la respiration et de présence à soi, qui me vient pour majeure partie de ce que j’ai appris auprès d’Yvette Clouet (fabuleuse enseignante de la méthode « habiter son corps » à Marseille).

Pourquoi transmettre la danse contraceptive ?

"Je la vois comme un patrimoine de l’humanité, et un droit de naissance
quand on naît femme"

Nous ne sommes pas très nombreuse à la transmettre je n’ai pas envie qu’elle disparaisse.

On est à une époque où une grande opportunité d’éveil est possible, pour que la conscience humaine grandisse. Ces pratiques font parties de petits éléments qui peuvent enclencher et accompagner cet éveil. En tant que femmes ont à tout intérêt à renforcer nos racines.

L’histoire des femmes à travers l’Histoire avec un grand H est jonchée de limitations subies (pour ne pas dire plus). Face à ça notre réflexe a majoritairement été de chercher à faire comme si on était en tous points pareil aux hommes. Il y a un chantier en cours pour retisser notre histoire avec le fil des transmissions féminines. S’occuper de notre terreau, l’arroser, prendre soin de nos racines instinctives féminines. Apprendre à aimer la femelle en nous, sans la honte qui allait de soi dans toutes ces cultures qui ont voulu nier le corps, et tout particulièrement le corps de la femme et sa sexualité.

Je suis frappée par le manque d’ancrage chez les femmes et la perte du corps, chez nous occidentales. 

Le féminin est relié à la matière, à l’incarnation, à nos racines.

Je ne pense pas que l’on puisse accoucher de cette part de nous-mêmes, qui contient la promesse de nous ramener sur une nouvelle voie d’équité que l’on cherche tant  entre hommes et femmes, en faisant abstraction de notre corps. En plus les hommes, ici, en occident sont très demandeurs de côtoyer des femmes qui plongent vraiment dans leurs racines. C’est ce qu’ont à faire les générations actuelles. Retrouver le corps. Sa sagesse.

Beaucoup de femmes sont très timides par rapport à leurs corps. La danse contraceptive fait partie de ces expériences de connexion à la puissance archaïque du corps et la richesse de son intériorité sensorielle. La nature nous veut libre de notre fertilité et on peut effectivement déclencher nos règles et terminer notre cycle !

Ce n’est pas une panacée (parce que ça demande un engagement fort dans la pratique corporelle) mais une opportunité extraordinaire de reconnexion.  C’est une expérience initiatique.

On dit « danse » car on met de la musique pour se stimuler mais ce sont des mouvements plus qu’une danse. 
C’est Aviva Steiner qui les a repéré en étudiant les danses de fertilité dans le monde, comme des mouvements de base, universels. C’est en les pratiquant qu’elle a découvert qu’il y avait une puissance d’interaction avec le cycle hormonal.

Malgré la simplicité de ces mouvements, nombreuses sont les femmes qui ont du mal à les faire, à rentrer dans l’énergie qu’ils demandent ainsi que dans la justesse du geste et ceci doit nous questionner sur la distance qui s’est effectuée entre notre pensée et notre corps.

Il y a, je crois, de nombreuses questions à se poser avec honnêteté. Que penser, par exemple, des concepts de spiritualité Amérindiennes – tronquées de leurs propres contextes – qui prennent une telle place dans la tendance actuelle ? Que penser des concepts new-age qui abondent dans le courant du féminin qui s’autoproclame féminin sacré …. ? On a soif de mettre du sens sur nos vies de femmes, on a soif de redécouvrir le sacré de nos corps de femmes, mais soyons attentives à ce réflexe que nous avons tous et toutes qui conceptualise au détriment de la véritable expérience du corps. Nous avons besoin, l’humanité a besoin, de l’intelligence du corps, de l’humilité du corps, de sa simplicité, de son rapport à l’instant présent, de sa faculté à unir ce que le mental, lui, divise.

Je suis sensible au travail de Starhawk. Dans son livre « Réver l’obscur : femmes, magie et politique », elle a une profonde réflexion sur ce sujet et met en parallèle l’immense potentiel actuel de prise de conscience et le risque d’idéalisme concomitant. Elle aborde la différence entre l’immanence et la transcendance.

La première fait partie de la part féminine dans tout être, et c’est sûrement ce que les femmes ont à incarner, à travers leur manière d’être, d’agir, de penser. Si on ne le vit pas par le corps alors on est encore dans la transcendance (dans une spiritualisation mentalisée qui, certes,  séduit l’esprit, mais à nouveau divise). Alors que dans un pays comme le nôtre, nous, les femmes ont a la possibilité de mener toutes sortes d’expériences à travers notre corps, d’oser,  j’ai peur, parfois que l’on passe à côté.

Cette danse contraceptive nous rappelle qu’il y a tout un pan de nous que l’on ne connaît pas, et, si on ose s’y plonger, elle ouvre bien des portes.

Y a-t-il des prérogatives pour apprendre cette danse ?

Oui, pour plusieurs raisons.
D’abord, simplement parce que pour pouvoir se rendre compte si oui ou non, j’ai moi-même déclenché mes règles grâce aux mouvements, il faut un repère concret. Donc la prérogative principale, c’est d’avoir des cycles réguliers.
A partir de là, je peux choisir d’apprendre cette pratique soit dans le but de vivre l’expérience en tant que telle : je peux déclencher mes règles avec les mouvements du corps. (C’est déjà une très belle expérience !). Soit dans le but d’intégrer cette pratique comme outil de contraception.

A ce moment-là l’aspect contraceptif impose une rigueur, on ne peut pas transiger sur notre engagement si on l’utilise dans ce but. Donc une autre prérogative entre jeu, c’est de savoir déjà déchiffrer sa fertilité avec les méthodes d’auto-observation.
Donc pour résumer, les prérogatives sont : un cycle régulier et la pratique de l’auto-observation de la fertilité.

Aurais-tu une recommandation ?

Allez explorer son corps de multiples façons pour ne pas s’enfermer dans une méthode. Etre curieuse de cette part de soi dans la matière, de l’intelligence du corps, qui est source d’unification, de reliance et qui va permettre d’équilibrer le cerveau et de développer de nouvelles aptitudes pour l’avenir de l’humanité.

En février 2019 Marie-Pénélope PERES, lancera une  formation en ligne sur la GYN-ÉCOLOGIE HOLISTIQUE ©.

Redonner la connaissance du fonctionnement du corps à la femme, afin qu’elle se reconnecte à ses besoins, à sa réalité biologique, sa structure, ses systèmes…  Une relation peut alors commencer entre la femme et son corps, faite de confiance et non de défiance.
En apprenant à s’auto-observer, pour participer pleinement à sa vie gynécologique, gérer sa contraception, et/ou déceler d’éventuels déséquilibres à la racine, base de la prévention.
 
PRÉINSCRIS-TOI POUR BÉNÉFICIER DES TARIFS EARLYBIRD AVANT LE 24 DÉCEMBRE !

Marie-Pénélope PERES

 auteure  de ” Sagesse et pouvoir du cycle féminin “ 

Artiste – Danse et Mouvement – Accompagnante en Féminité holistique

Contact :

marie.peres.or@gmail.com

06 22 24 54 54

DIY Shampoing solide

DIY Shampoing solide

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- Pourquoi faire son Shampoing solide ?

Encore une fois, c’est dans l’idée de consommer moins, mieux et adapté à tes besoins.

Le fait de faire par soi-même permet de :

– ralentir, 

– revenir au moment présent 

– prendre conscience du processus du cycle (fin-renaissance).

– s’accorder un moment pour nous, avec nous-même 

– prendre soin de nous

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- Pourquoi j’utilise du shampoing solide ?

Il y a 2 ans, j’ai eu des démangeaisons du cuir chevelu pendant plusieurs mois, à en devenir folle !

En faisant des recherches pour trouver des solutions, je suis tombée sur les causes possibles des démangeaisons.

L’une d’elles est liée aux composants des shampoings industriels, très agressifs voir décapants pour le cuir chevelu.

Donc j’ai cherché des shampoing plus doux, respectant le cheveux. Comme bien souvent quand tu te tournes vers du plus qualitatif c’est plus cher. Sachant aussi que ce que tu trouves en magasin bio n’est pas forcément mieux.

Alors je me suis dit que si je le fabriquais, je connaîtrais les ingrédients et je pourrais les adapter à mes besoins.

Je suis venue au shampoing solide après avoir essayé des mélanges du type : jaune d’oeuf, ghassoul, argile … et j’en passe !

Un, c’est difficile à appliquer, encore plus à malaxer tes cheveux avec ; deux, les résultats étaient peu probants.

- Les bienfaits du Shampoing Solide :

Les bienfaits du shampoing solide sont en fonction des ingrédients que tu auras choisi.

Mis à part cela, les avantages du shampoing solide sont:

– Simplicité d’utilisation, comme un pain de savon, tu l’humidifie et tu le frotte sur les cheveux

– Etant solide, tu l’emportes avec toi dans l’avion, moins de problèmes avec le calcul des liquides à mettre dans ton sac!

– Il n’y a pas d’emballage, donc moins de pollution, moins de recyclage, moins de poubelles à vider

Recette du Shampoing Solide

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Ingrédients :

Pour 100g ou 2 pains de shampoing de 50g

– 60 g Tensioactif SCI (Sodium cocoyl isethionate : fait mousser)
– 10 g poudre de Shikakai ou argile
– 20 g d’huile végétale
– 15 à 20 gouttes d’huile essentielle (tes préférées ou selon leurs propriétés)
– 10 g d’eau

Selon ton type de cheveux :

Gras : Huile Végétale de Jojoba + Huile Essentielle de Tea Tree


Terne
 : Huile Végétale de Bourrache + Huile Essentielle d’Ylang Ylang


Anti-pelliculaire
 : Huile Végétale de Chaulmoogra + Huile Essentielle de Cade

Eczéma-psoriasis : Huile Végétale de Chaulmoogra +  Huile Essentielle de Bois de Rose

Temps de préparation :

Environ 30 min pour réaliser la recette

48H de séchage

Avant de commencer stérilise tes ustensiles dans de l’eau bouillante pendant 5 minutes. Les laisser sécher à l’air libre ou les essuyer avec une serviette propre.

Réalisation du Shampoing Solide

1 – Mélange le SCI et l’eau, au bain marie.

Bien remuer et écraser les grumeaux.

Etre patiente quelques minutes afin que la pâte s’unifie et qu’il y ait moins de grumeaux.

 

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2 – Une fois la pâte devenue homogène, mets l’huile végétale de ton choix. Bien mélanger pour intégrer l’huile à la composition.

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3 – Rajoute la poudre (argile, shikakaï ou autre que tu auras choisi).

Bien remuer.

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4 – Ajoute l’huile essentielle de ton choix.

Bien l’incorporer.

5 – Mettre la pâte dans les moules.

Bien la tasser afin qu’elle s’agglomère en refroidissant. Plus elle est tassée et compacte plus le fini aura un meilleur rendu.

 

6 – Laisse les sécher au moins 24h à l’abri.

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Ca y est c’est prêt !!!
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- Conseils d’utilisation :

  • L’humidifier et le frotter directement sur les cheveux et laver, malaxer les cheveux comme d’habitude
  • Eviter de le laisser dans de l’eau stagnante
  • Le mettre dans une soucoupe et vider l’eau après utilisation afin qu’il puisse sécher
  • Envoie-moi un commentaire et des photos si tu as réaliser ton shampoing solide!

    Dis-moi quels ingrédients as-tu utilisé.

    Et si t’as une super recette, partages-la !

     

    Conversation avec … Cécilia GAUTIER

    Conversation avec … Cécilia GAUTIER

    Cécilia GAUTIER est consultante en gestion naturelle de la fertilité et soutien holistique de la santé intime en Italie et en France.

    Elle nous fait découvrir la Méthode Arvigo et le Stage Parcours holistique en santé utérine pour les professionnels.

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    Au cours de mes recherches je suis tombée sur le site de Cécilia qui parlait de la Méthode Arvigo.

    A l’affût des méthodes  non conventionnelles pour soigner le féminin, j’ai voulu en savoir plus …

    Qui es-tu Cécilia ?

    J’accompagne les femmes à soutenir leurs corps en particulier leur système reproducteur de manière naturelle. Cela comprend la santé intime, les problématiques gynécologiques et la fertilité.

    Comment tu es venue à t’intéresser à la gynécologie?

    C’est un long parcours qui a commencé par une recherche personnelle à une époque où il y avait moins d’informations que maintenant surtout en ce qui concerne la pilule, ses effets secondaires et la manière de gérer la fertilité au naturel.  La méthode symptothermique n’était pas connue.

    Après avoir découvert un livre sur cette méthode j’ai cherché une enseignante et un monde s’est ouvert à moi. J’ai pu comprendre que les phases du cycle n’étaient pas qu’énergétiques mais pouvaient être lues de manière précise avec les symptômes du corps.  De plus on pouvait devenir totalement autonome sur la gestion de la fertilité. Cette rencontre a été tellement forte que j’ai décidé de devenir enseignante de la méthode symptothermique du Dr Roetzer

    J’ai suivi la formation de monitrice de la méthode symptothermique à l’institut INER à Vérone, pendant 2 ans. Cet Institut organise également la formation continue obligatoire, ce qui permet de tenir à jour les connaissances.

    En commençant ma formation en Italie j’ai constaté qu’il y avait un manque d’information au sujet de la fertilité, tant pour éviter les grossesses que pour les faciliter.

    15% des femmes souffrent de douleurs intimes très fortes

    Elles ne trouvent pas de support adéquat car il n’y a pas assez d’informations médicales à ce sujet.

    C’est en poussant mes recherches que j’ai découvert les traitements abdominaux Arvigo®, d’origine Maya.

    Je me suis formée à cette technique car elle donne une clé de lecture sur la santé féminine et en particulier sur la position de l’utérus et de toute l’influence que cela peut avoir sur la cyclicité en général mais aussi sur différentes problématiques de la femme en général, du physique à l’émotionnel.

    J’ai ensuite allié tout cela aux thérapies énergétiques que j’approfondissais depuis plusieurs années, pour mieux soutenir les femmes en fonction de leurs besoins et de leur parcours.

    Apparte :

    la Symptothermie ou méthode symptothermique ou des indices combinés … (le nom dépend de l’école où les personnes ont été formées), prenant de l’ampleur, vérifier la formation des personnes qui vous accompagnent. Les différentes écoles sont citées dans l’article ci-après.

    Qu'entends-tu par thérapies énergétiques ? 

    Ce sont des traitements qui agissent sur les nadis (circuits énergétiques). On va toucher certains points du corps pour aider la personne de manière holistique afin qu’elle puisse retrouver un équilibre émotionnel, mental, spirituel et physique, avec l’aide des huiles essentielles.

    Les aspects énergétiques et émotionnels chez la femme sont tout aussi importants que l’aspect physique

    Souvent on trouve des accompagnants spécialisés uniquement dans l’un ou dans l’autre.

    Les aspects émotionnel et psychologique permettent de faire des élaborations mais il y a besoin de correspondance physique pour pouvoir libérer les mémoires cristallisées  dans le corps. Agir aussi physiquement permet d’aller plus profondément pour que le corps puisse se libérer, mais en conscience.

    Comment as-tu rencontré la méthode Arvigo® ?

    Lors de la rédaction d’un mémoire sur le soutien naturel des couples en hypofertilité (fertilité basse, lorsqu’un couple a essayé pendant plus d’un an de concevoir un enfant), je suis tombé sur un paragraphe expliquant la méthode Arvigo® dans un livre sur le yoga et la fertilité. 

    J’ai fait une 1ère formation : Self care Arvigo ®, d’introduction à la méthode sur la position de l’utérus et tout ce que l’on pouvait faire pour appliquer la méthode à soi-même, sans être dans une approche d’aide à l’autre.

    J’ai trouvé des éléments que je n’ai pas trouvés ailleurs, tel que les causes et conséquences des différentes positions de l’utérus. Sa position est fondamentale dans la compréhension et l’équilibre de tout le système.

    Je pense que c’est une information nécessaire à toutes les femmes dans le but de soutenir une fertilité future et pour soutenir leurs corps avant une grossesse. L’utérus devrait avoir une capacité naturelle à s’auto-nettoyer mais par nos styles de vie il peut être soumis au stress, ce qui nécessite parfois l’évacuation de certaines choses pour accueillir au mieux un enfant, notamment les matières de l’endomètre avant de retrouver un sang rouge, frais, sans douleurs.

    La période pré-conception est tout aussi importante que la naissance pour le début d’une nouvelle vie sur cette planète.

    J’ai décidé de poursuivre la formation avec l’institut Arvigo® aux Etats-Unis.

    En quoi consiste la méthode Arvigo®?

    Il s’agit de techniques pouvant être utilisées en autonomie à la maison, et de traitements en cabinet. Ce dernier travaille de manière externe uniquement, avec un traitement entre le pubis et le sternum, donc sur tout le ventre, et derrière sur le dos, le sacrum et le coccyx. Les zones les plus intimes qui sont touchées sont le pubis et le coccyx. Ce traitement va assouplir tous les ligaments qui maintiennent l’utérus. On ne va pas le repositionner, on facilite l’apport en oxygène et en nutriments aux organes par les artères, pour qu’ils puissent se libérer des toxines via le système veineux et lymphatique. Cela aide à régénérer tous les organes.

    Ceci aide les ligaments de l’utérus, qui se renforcent et soutiennent l’utérus qui, s’il le souhaite, va naturellement se replacer dans une position plus optimale.

    On aide ainsi le corps à retrouver un équilibre. L’utérus pourra quand il le désire se repositionner.

    Cet enseignement est transmis à la femme pour qu’elle puisse le faire chez elle, en autonomie.

    Est-ce que cette technique est recommandée lorsque l'on sait que l'on a un problème gynécologique ou simplement dans une hygiène quotidienne ?

    Les deux. Le plus souvent les femmes qui viennent me voir ont des problématiques et sont bien suivies au niveau médical, et aussi au niveau ostéopathique et/ou psychologique. Il est important d’avoir un accompagnement englobant plusieurs disciplines pour prendre en compte la personne dans sa totalité

    En plus du traitement abdominal il y a les cataplasmes à base d’huile de ricin. Ils aident énormément à dissoudre les cicatrices et les adhérences qui peuvent empêcher les organes de fonctionner de manière optimale.

    On utilise aussi les vapeurs vaginales ou bains de vapeur. Ce sont des techniques ancestrales avec des effets profonds. Elles agissent de manière physique pour rétablir une circulation dans le bassin mais aussi de manière émotionnelle. Cela aide à dissoudre les parois de l’utérus (l’endomètre) qui peut avoir des restes de règles précédentes qui ont pu durcir provoquant des douleurs,  comme des pertes marron en début ou fin de menstruations.

    Que penses-tu de l'engouement naissant autour de ces bains de vapeur vaginaux ?

    Je pense que cette méthode ne devrait pas être faite en totale autonomie suite à la lecture d’un article, car il s’agit de modalités qui agissent profondément dans le corps et sur la libération cellulaire.  Il y a des critères et des contre-indications : comme en cas d’infection, la vapeur et la chaleur peuvent augmenter la charge bactérienne.

    À partir d’un questionnaire détaillé avec des questions sur l’histoire de la personne, je peux savoir quelles modalités seront les plus bénéfiques pour elle et les précautions à prendre.

    J’enseigne tout ceci dans les entretiens individuels afin que la femme gagne en autonomie pour le faire chez elle, sans risque. 

    Quel est ton pourquoi ?

    Je pense que le féminin est encore trop meurtri et encadré, c’est pour cela que je cherche à faire gagner les femmes en autonomie, à pouvoir les faire se reconnecter avec le plus de profondeur possible par un vécu dans le corps et par des libérations profondes. La planète a besoin du féminin en ce moment et on peut commencer par nous-mêmes !  

    Par ce biais j’ai trouvé un équilibre en proposant un accompagnement qui porte vers l’autonomie. Je fournis toutes les clés par un accompagnement individuel de façon à ce que la femme puisse se connaître en profondeur ainsi que toutes les précautions à prendre. Les femmes françaises sont prêtes pour ça !

    Ce qui m'amène à t'interroger sur ta vision de la femme et vois-tu une différence entre les françaises et les italiennes ?

    Les françaises sont plus proactives : elles vont demander plus d’avis, vont chercher activement des informations et être plus critiques afin de se faire leur propre opinion

    Même si en Italie les femmes ont une volonté de chercher de l’information, la voie de la médecine allopathique seule est majoritaire, avec une médicalisation très importante. Les femmes commencent à se positionner et à devenir actrices de leur santé notamment dans le domaine des violences obstétricales

    Peux-tu en dire plus sur la formation pour thérapeutes que tu proposes cet été ?

    Je propose un stage : parcours holistique en santé utérine, du 24 au 28 juillet 2018 à 50 min de Gènes.

    Cette formation est la transmission d’une vision qui regroupe plusieurs aspects des domaines physique et  énergétique dans le soutien de la femme. Elle est pensée comme une retraite pour permettre à toute femme d’approfondir tant les bases scientifiques qu’énergétiques dans un espace de transformation intérieure.

    Il me semble qu’il peut y avoir de la solitude dans le vécu d’une femme et dans l’accompagnement. Il est important d’avoir des espaces protégés dans lesquels on puisse confronter et échanger sur notre vécu, d’autant plus sur des thématiques qui ne sont souvent pas simples.

    La retraite est proposée dans un parc naturel à côté de Gênes, limitée à 5 personnes pour pouvoir rentrer en profondeur. Il n’est pas nécessaire d’avoir des connaissances sur des problématiques féminines car cela sera abordé dans la formation

    On entrera dans le détail de l’anatomie féminine, de la physiologie, du cycle, de différentes problématiques ainsi que des moyens de les soutenir.

    Betty Maïam, créatrice de synergies aromatiques et experte d’aromathérapie intégrale, m’accompagnera en apportant ses approfondissements en aromathérapie touchant l’émotionnel et le vibratoire. Elle partagera l’utilisation des huiles au féminin et des rituels appris dans des communautés de cultures traditionnelles.

    Connaître le fonctionnement de son corps et en particulier celui de son cycle menstruel est très formateur pour moi dans la réappropriation de son corps. Cependant la majorité des femmes sont sous contraception hormonale.

    Quelle est la pertinence d'affiner les traitements des femmes lorsque leur cycle est stoppé par les hormones chimiques ?

    C’est au cas par cas. En premier lieu il faut identifier pourquoi la femme a besoin d’une contraception et pourquoi a-t-elle identifié la contraception hormonale comme étant la plus adaptée.

    Si c’est effectivement le meilleur choix pour elle, elle peut soutenir son corps pour que les effets secondaires des hormones chimiques soient les plus bas possible : en soutenant le système digestif, le foie, pour détoxifier les hormones de synthèse en aidant l’endomètre. Ceci permet ainsi à tout le système d’avoir une bonne circulation malgré son atrophie due à la pilule

    Si la femme prend la pilule car elle n’a pas trouvé d’alternative c’est l’occasion de lui parler de la méthode symptothermique.

    Si elle prend la pilule pour des raisons gynécologiques, il faut étudier au cas par cas selon la problématique. Par exemple un soutien du corps est effectué lorsque la femme est encore sous contraceptif dans les cas d’endométriose ou d’ovaires polykystiques afin qu’elle n’expérimente pas de règles douloureuses. Quand le corps commence à récupérer, avec l’accord et la supervision du médecin, la pilule peut être arrêtée pour voir comment le corps réagit et s’il va mieux tout en continuant à soutenir celui-ci pour éliminer les hormones de synthèse et retrouver un équilibre.

    As-tu des cas d'endométriose qui ont été améliorés ?

    J’ai eu un cas récent d’une femme qui risquait de subir une hystérectomie suite à son endométriose. Elle a énormément travaillé sur son endométriose pendant des années avec des spécialistes et le Luna Yoga  qui lui ont apporté des améliorations. Les traitements Arvigo® lui ont permis de passer à l’étape finale de récupération de son utérus. Son utérus est passé d’un état retroversé à un état normo positionné, alors que c’était héréditaire. Sa gynécologue lui a confirmé que les lésions endométriales avaient pratiquement toutes disparues et étaient retournées à un stade 1

    J’ai également suivi d’autres cas avec des améliorations progressives mais certaines.

    Par contre, je vois de plus en plus des cas de femmes qui ont peur d’aller mieux. Une peur surgit dès que la femme commence à aller mieux et quand elle doit abandonner la douleur elle ne sait plus comment faire, ni qui elle est sans la douleur.

    C’est à ce moment-là que l’accompagnement psychologique est important afin de soutenir la personne dans cette transition.

    Une recommandation ?

    Écoutez-vous ! Votre corps, votre petite voix ! Continuez à chercher des réponses si les questions sont fortes en dépit des remarques de l’entourage, de l’environnement dans lequel vous évoluez. Les réponses existent !

    Cécilia Gautier

    Consultante en gestion naturelle de la fertilité et soutien holistique de la santé intime
    en Italie et en France

    www.lamandorla.eu

    info@lamandorla.eu

    J’offre un accompagnement à distance tant dans l’apprentissage de la méthode symptothermique selon Roetzer que pour les femmes qui souhaiteraient travailler sur des problématiques particulières. S’il y a besoin d’un traitement plus conséquent il faudra le faire en présentiel, mais il y a beaucoup de choses qui peuvent être déjà faites à la maison.

    Mon cabinet est à Gènes mais je me déplace souvent sur Paris.

    Je me déplace également ailleurs dès qu’un groupe souhaite être formé sur la symptothermie selon Roetzer ou pour des traitements.

    Recette de Kéfir

    Recette de Kéfir

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    Fais ton Kéfir :
    une boisson vivante qui se multiplie et
    bénéfique pour la flore intestinale !

    Qu’est-ce-que le Kéfir?

    Il existe deux sortes de kéfir :

  • le kéfir de lait
  • le kéfir de fruit ou d’eau

  • On va s’intéresser au kéfir de fruit. Le kéfir ou képhir est une boisson faite à partir de la fermentation de jus de fruits sucrés. Grâce à la fermentation, la boisson réalisée est légèrement gazeuse. Il faut distinguer le « kéfir », en tant que boisson, des « grains de kéfir » utilisés pour faire la boisson (cf.photo). Ce sont des amas de micro-organismes formant des « grains » assez friables qui servent à ensemencer la boisson. Ces grains sont des aliments vivants, fournissant des oligoéléments et micro-organismes. Ce sont des probiotiques, utilisés pour leurs propriétés diététiques sur la flore, transit, système immunitaire, etc.). Par la fermentation , la boisson contient moins de 1 % d’alcool. Il peut fluctuer en fonction de  la durée de la fermentation et le mode de préparation, mais ça ne va pas nous concerner.
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    Grains de kéfir de fruit translucides.

    Les grains de kéfir de lait sont les mêmes mais blanc.

    Pourquoi boire du kéfir de fruit ?

    Il améliore la digestion

    Il renforce le système immunitaire

    Il empêche la putréfaction des aliments dans l’intestin

     Il réensemence naturellement la flore intestinale

    Il apporte des vitamines et des minéraux

    Personnellement, j’ai découvert le kéfir lorsque je cherchais  à arrêter de boire du jus de fruit. Je trouve que c’est une bonne alternative aux boissons commerciales et en alternative à l’eau quand t’en as marre de boire que ça. 

    Annotation : le sucre utilisé est consommé par les grains de kéfir pour se nourrir.

    Petite histoire du kéfir :

    Le mot “kéfir” vient d’une langue du Caucase, où on boit du kéfir depuis la Haute Antiquité. On suppose que le kéfir est apparu avec les nomades qui transportaient du lait de chèvre, rennes … dans des sacs où la fermentation avait lieu. Ce qui permettait de conserver les boissons plus longtemps.

    Élie Metchnikoff, microbiologiste russe et co-lauréat du Prix Nobel de médecine en 1908. Il obtint une grande notoriété avec ses recherches sur les probiotiques : les bactéries qui produisent l’acide lactique, comme cela se passe dans le kéfir, et qui servent d’après ses conceptions à prolonger la vie ainsi que les bienfaits du kéfir.

    En Russie on donne du kéfir aux convalescents dans les hôpitaux comme complément de santé. Il est recommandé d’en boire 2 L par jour en cas de maladie longue.

    Où se procurer des grains de kéfir et comment les conserver ?

    Apparemment tu peux les acheter dans les magasins bio. Mais la tradition veut que qu’ils se transmettent.

    J’ai trouvé des grains de kéfir dans un réseau d’échange. Si tu es sur Grenoble je peux t’en donner, contacte-moi.

    Ce qui est bien avec ces grains de kéfir c’est qu’ils se reproduisent tout seuls. Donc une fois que tu en as, il te suffit de les conserver dans un bocal avec de l’eau et un peu de sucre pour les nourrir, au frigo. Tu les utilisent quand tu en as besoin. Penser à les changer de temps en temps. Régulièrement je jette les grains qui sont au fond du bocal et les remplace par les nouveaux grains.

    Ma recette perso du kéfir:

    matériel-pour-faire-boisson-kefir-de-fruit

    Le matériel :

    – Des grains de kéfir

    – Un grand bocal minimum 1,5 L

    – Une bouteille vide

    – Un sachet-petit sac pour mettre les fruits dedans

    – Un entonnoir

    – Une mini passoire

    Ingrédients :

    Pour 1 L de boisson kéfir

    – 1 L d’eau

    – 2 figues sèches (dures)

    – Une poignée de cranberries

    – 4 cuillères à soupe de sucre de canne

    Après plusieurs essais ce sont les quantités qui me conviennent. Après à toi de tester, d’essayer avec d’autres fruits secs ou frais. C’est l’avantage de cette boisson, elle s’adapte à tes goûts !

    Recette :

    boisson-kéfir-fruit

    Temps de préparation : 48h

    Calculer  à quel moment tu dois refaire du kéfir en fonction de ta consommation.

    1ère étape :

    – Dans un grand bocal mettre un litre d’eau

    – Rajouter le sucre, mélanger

    – Mettre les grains de kéfir dans l’eau

    2e étape :

    – Dans le petit sac ou poche, mettre les fruits secs (car les graines de figues se collent aux grains de kéfir, pas top pour les récupérer après)

    – Recouvrir le bocal, mais le laisser à l’air libre, pour ne pas que des saletés tombent dedans.

    – Laisser reposer pendant 24H 

    3e étape :

    – Enlever le sac aux fruits secs. Jeter les fruits secs et laver le petit sac

    – Transvaser la boisson du kéfir dans une bouteille, avec l’aide d’un entonnoir et d’une passoire pour récupérer les grains de kéfir.

    – Fermer la bouteille avec son bouchon et la laisser fermenter 24H, à l’air ambiant

    – Rincer les grains de kéfir à l’eau et les mettre dans un bocal avec de l’eau sucrée pour les conserver si tu ne les réutilises pas tout de suite. Si non tu refais la recette pour anticiper sur ta consommation.

    4e étape :

    – Après 24h de repos, mets la bouteille au frigo pendant 2h avant de la boire.

    Cette boisson se boit froide. Pour ma part dès qu’elle tiédie je n’aime pas.

    kefir-boisson-fruit

    Tu connaissais le kéfir ?
    Racontes-moi tes essais ? Quel goûts préfères-tu ?
    Es-tu satisfaite de ta recette ?

    Dis-le moi en commentaire.

     

    Une contraception écologique? C’est possible???

    SYMPTOTHERMIE: Méthode de gestion de la fertilité

    Observer et gérer sa fertilité de façon consciente et scientifique.

    Une nouvelle vision du fonctionnement du cycle féminin,
    de la responsabilité de l’homme et de la femme 
    et de la sexualité.

    Qu’est-ce-que la symptothermie ?

    C’est une méthode d’observation du cycle, appelée aussi méthode de planification familiale naturelle ou méthode d’auto-observation du cycle menstruel.

    Cette méthode d’observation de la fertilité permet de détecter l’ovulation à partir de prise de température et relevé de la glaire cervicale (détails plus loin).

     Ces observations permettent de connaître les phases de fertilité, pour concevoir, et d’infertilité, qui sera utilisée en mode contraception.

    Elle se nomme, selon les instituts de formation, MAO (méthode d’auto-observation enseignée par le CLER en France), Sensiplan (méthode internationale enseignée en Allemagne, en France, en Belgique, en Suisse, aux Pays-Bas, en Slovénie et en Hongrie) ou SymptoTherm (en Suisse).

    Elle est reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé.

    Avec un indice de PEARL de 0,4 (correspond au nombre total de grossesses non désirées survenant chez 100 femmes durant 12 mois d’utilisation de la méthode en question. Ce taux d’échec est un indicateur de la sécurité d’une méthode). 
    Elle est aussi fiable que la pilule

    Pourquoi utiliser la symptothermie ?

    L’homme est fertile toute sa vie à partir de la puberté.

    La femme est fertile de façon cyclique à partir de la puberté jusqu’à la ménopause mais non constamment et n’importe quand.

    Le cycle menstruel se compose de 4 phases :

            La phase menstruelle : le 1er jour d’écoulement du sang marque le 1er jour du cycle.
    Phase infertile s’il y a eu ovulation. Les températures sont basses.

          La phase pré-ovulatoire : début de la phase fertile, la glaire commence à apparaître et une sensation d’humidité se fait sentir. Les températures commencent à augmenter.

         La phase ovulatoire : la glaire est transparente et extensible = phase de haute fertilité. La température atteint un pic et chute.

    Une fois l’ovulation réalisée, l’ovule a une durée de vie de 12h à 18h.

           La phase prémenstruelle : la glaire devient cassante et plus ou moins jaune = période d’infertilité. Les températures restent hautes et diminuent progressivement 

    Afin d’approfondir la connaissance de ton cycle, regarde les énergies du cycle liées aux hormones dans :

    Quand la glaire est de bonne qualité, les spermatozoïdes peuvent vivre jusqu’à 6 jours,  qui correspondent aux 6 jours de préparation d’une ovulation, même s’ils sont arrivés dans le vagin avant l’ovulation.

    Il est possible de concevoir un enfant environ 5 jours avant l’ovulation + 1 jour de vie de l’ovule =

    soit en moyenne, l’homme et la femme sont féconds pendant 6 jours dans le cycle 

    Comment ça marche ?

    La méthode des symptômes combinés est la seule méthode qui permet de vérifier si l’ovulation a eu lieu et ainsi de distinguer si les saignements sont la conséquence de l’ovulation ou si ce sont des saignements intermenstruels (sang du à la desquamation des parois utérine mais sans ovulation avérée car il n’y a pas eu de hausse thermique. Le cycle fait du surplace et les jours avant, pendant et après les saignements sont potentiellement fertiles).

        La glaire cervicale (sécrétion au niveau du col de l’utérus) (SYMPTO)

    –    La température basale au réveil (THERMIE). C’est la température la plus basse atteint au repos. Au repos, le corps se refroidit et le sang se concentre dans les organes vitaux et non aux extrémités. L’ensemble des réactions chimiques du corps et la respiration sont au minimum pendant le sommeil, permettant ainsi d’atteindre cette température stable.

    et/ou

      La position du col de l’utérus qui monte et descend tout au long du cycle 

    La différence avec les autres méthodes naturelles :

    -La méthode des températures où seule la température est prise en compte.

    – La méthode Ogino ou du calendrier : méthode de calcul théorique sur la base d’un cycle de 28 jours et d’une ovulation au 14ème jour. 1/3 des femmes ont un cycle de 28 jours. L’ovulation ne se produit pas forcément au 14ème jour, la seule façon de le savoir c’est de combiner la température et la glaire.

    – La méthode Billings : seule la glaire cervicale est prise en compte.

    – Les moniteurs de gestion de fertilité : boîte électronique qui enregistre seulement les températures.

    A qui s’adresse cette méthode ?

    La symptothermie s’adresse à toutes les femmes qui sont intéressées de connaître leur corps et son fonctionnement, à toutes les périodes de leur vie, qu’elles soient en couple ou pas.

    Seule contre-indication : elle ne peut être utilisée avec une contraception hormonale.

    Comment appliquer la symptothermie ?

    – Déterminer l’objectif des         observations : en mode   contraception, conception, se   connaître ou accepter ce qu’il   vient.

        Prendre sa température buccale, vaginale ou annale, avant d’avoir mis le pied par terre, tous les matins à la même heure avec un thermomètre basal (avec 2 chiffres après la virgule) qui mesure au dixième degré la température.

             Avoir dormi 5h consécutives.

              Être à jeun depuis 6 h.

              Observer la glaire cervicale durant la journée pour déterminer les changements de qualité.

              Noter la température et les observations de la glaire sur un cyclogramme, feuille de route du cycle.

           Utiliser les règles de la symptothermie pour déterminer les périodes fertile et infertile.

    Avantages de la symptothermie :

  • C’est une méthode qui permet de mieux se connaître tant dans le fonctionnement du corps, qu’émotionnellement et psychiquement. Tu comprends les effets des hormones.
  •  
  • Méthode naturelle car il n’y a plus besoin de prendre des contraceptifs hormonaux.
  •  
  • Sans effets secondaires.
  •  
  • Plus économique et écologique pour le corps et l’environnement.
  •  
  • C’est une méthode reposant sur la responsabilité du couple et non seulement de la femme. Elle permet une meilleure compréhension et communication au sein du couple. L’homme est tout aussi acteur et prend sa part de responsabilité dans le couple. Il apprend à connaître et comprendre le fonctionnement de la femme.
  •  
  • Elle amène une autre approche des relations sexuelles : plus de partage, de respect, d’échange, d’imagination et d’invention lors des périodes fertiles.
  •  
  • Moins de risque de divorcer. Le sociologue de l’université de Chicago, Dr. Robert Lerner, a démontré que les couples utilisant les méthodes naturelles avaient un taux de divorce de 0.2%.
  •  
  • Peut être enseignée aux jeunes filles, pour qu’elles acquièrent leur indépendance et la connaissance de leur cycle, avant qu’il ne soit influencé par les hormones de synthèse.
  • Inconvénients de la symptothermie :

  • Le coût des formations mais c’est un investissement à vie.

  • La symptothermie demande une rigueur dans le relevé des observations, pendant les 6 premiers mois d’apprentissage.

  • L’apprentissage peut être plus ou moins long et fastidieux en fonction des effets rétroactifs des hormones de synthèse si tu en prenais.

  • Cette méthode responsabilise les acteurs dans la période fertile. Ils ont le choix entre l’abstinence ou l’utilisation d’une méthode barrière (préservatif, diaphragme).
  • Comment commencer ?

    1- Il est possible de commencer seule en lisant des manuels et en appliquant les critères d’observation, en partageant et trouvant soutien dans des groupes Facebook (Symptothermie libre moderne, Dearlobbies® | Arrêt de la pilule & des contraceptions hormonales, Symptothermie).

    2- Se faire accompagner par une professionnelle afin de gagner en confiance et de valider les observations.

    3- Suivre une formations proposée par les différentes écoles pour devenir autonome.

    Le matériel :

    thermomètre-cyclotest-lady

    Le thermomètre basal Cyclotest Lady enregistre les températures, comme ça tu peux te rendormi après la prise. Il se trouve sur :

    – Bivéa

    Amazon

    Thermomètre One Step. Il a les mêmes fonctions que le Cyclotest mais moins cher. Beaucoup d’avis favorables.

    Celui-là à l’air d’être bien car il a des fonctions pratiques comme rétro éclairage. Il enregistre les températures jusqu’à 60 jours. C’est le prochain que j’achète!

    Le tableau graphique  ou Cyclogramme

    Tout ce dont tu as besoin pour commencer sur le blog Sensiplan

    Des documents à télécharger sur
    Méthodes naturelles

    Organismes de formation:

    Organismes de formation:

    – Sensiplan

    INER

     CLER : Méthode Naturelle

    – SymptoTherm

    – Institut Eden Fertilité (Facebook)

    Les livres :

    Pour t’accompagner dans cette démarche d’observation, tu peux lire les 4 phases du cycle pour comprendre le fonctionnement du cycle. C’est un excellent guide en parallèle de l’observation physique et scientifique.

    Pour mieux visualiser les fluctuations, le mandala lunaire t’aide à retranscrire, à avoir une vision globale de ton cycle et à faire un bilan en fin de cycle. Cela te permets de voir comment tes énergies, tes émotions, ton mental fonctionnent.

    Pour t’accompagner dans cette démarche d’observation, tu peux lire les 4 phases du cycle pour comprendre le fonctionnement du cycle. C’est un excellent guide en parallèle de l’observation physique et scientifique.

    Pour mieux visualiser les fluctuations, le mandala lunaire t’aide à retranscrire, à avoir une vision globale de ton cycle et à faire un bilan en fin de cycle. Cela te permets de voir comment tes énergies, tes émotions, ton mental fonctionnent.

    A toi de jouer !

    Part à la conquête de ton cycle !

    A toi de jouer !

    Part à la conquête de ton cycle !

    Comment ça se passe pour toi ?
    Quelle contraception utilises-tu ?
    En es-tu satisfaite ?