Conversation avec … Eugénie Tabi

Conseillère en symptothermie, Eugénie retrace son parcours,
la découverte et la pratique de la symptothermie et
sa transmission auprès des femmes.

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Eugénie Tabi propose des consultations pour poser les bases de la méthode symptothermique : prise de température et analyse de la glaire cervicale, afin d’assurer une bonne compréhension et application de cette méthode dans son quotidien. 

Elle préconise les formations en symptothermie pour avoir les bases et démarrer en autonomie. Ce qui permet d’expérimenter quelques cycles toute seule en toute confiance, d’analyser les observations tous les 3 mois pour intégrer et de discuter de sa pratique.

- Qu’est-ce que la symptothermie ?

C’est une méthode d’observation de la fertilité qui détecte l’ovulation et donc des périodes de fertilité et d’infertilité féminine. Elle peut être utilisée pour favoriser les les grossesses ou comme méthode contraceptive.

L’utilisation de la symptothermie demande d’observer et de noter, sur un graphique, puis d’interpréter les signes de fertilité féminine suivants :
– la température au réveil ;
– les caractéristiques de la glaire cervicale et, au besoin, celles du col de l’utérus.

Eugénie a été filmée pendant une de ses formations à Paris : extrait de “Génération No Pilule”, un reportage diffusé sur la chaîne Téva en mars 2018.

- Qui es-tu ?

Je suis Eugénie Tabi, maman de 3 enfants.

Je me vois comme une aventurière, une exploratrice. Je vais là où le vent me porte. Je suis à l’écoute de mon intuition depuis longtemps, sans m’en rendre compte et aujourd’hui je m’aperçois de ce pouvoir et de ces capacités

J’aime ma vie en ce moment, 

c’est magique !

- Quel est ton parcours ?

Le choix a été difficile après le BAC. J’ai fait un BTS de Tourisme ce qui m’a amené à partir de ma campagne pour aller à Paris. Durant cette période j’ai pris une grosse claque ! Je me suis découverte : c’est à ce moment que je suis devenue végétarienne, que j’ai arrêté la pilule et que je me suis ouverte et confrontée à d’autres cultures.

J’ai été recrutée par un label grâce 

à mon thème astral !

Après quelques détours j’ai travaillé dans un label de musique indépendant.  Une expérience géniale, à voyager et à tourner des clips … !

Suite à un licenciement économique j’ai monté ma première boîte de graphisme et je suis partie vivre à Dakar pendant 2 ans. Ensuite, je suis rentrée en France, pour vivre ma vie de jeune maman. Je me suis mariée et j’ai aujourd’hui 3 enfants.

- Peux-tu faire un bilan de ton évolution jusqu’à aujourd’hui ?

Je m’aperçois que pendant longtemps mon côté masculin et solitaire s’est exprimé, à la recherche de qui j’étais et de mon territoire. J’ai vraiment ressenti ma part féminine après mon troisième enfant. J’ai eu une prise une conscience quand j’ai refusé la césarienne programmée pour le troisième. Je n’ai eu que des accouchements par césarienne, qui ont été des expériences difficiles !

J’ai repris les rênes de ma féminité, de mon corps lors de cette troisième naissance. Je me suis rendue compte que j’avais des droits et que je pouvais les faire entendre. Même si le dernier accouchement ne s’est pas déroulé comme je le voulais, je me suis plus écoutée.

- Comment as-tu rencontré la symptothermie ?

Après la naissance de mon troisième enfant, il fallait que je revoie ma contraception. Les 2 derniers bébés étaient des bébés surprise car je pratiquais à l’époque la « méthode du calendrier » (je comptais les jours et j’estimais ma période fertile, sans autres observations). 

Ayant un utérus tri-cicatriciel dû aux césariennes et ne voulant pas de corps étrangers, j’ai cherché une alternative vraiment fiable. C’est là que j’ai découvert la symptothermie et ma part féminine, avec tout ce qu’implique un rythme cyclique et c’est génial !

La symptothermie a changé ma vie !

Pour moi c’est une belle méthode : le risque est faible et la contraception est efficace (avec un indice de Pearl (taux de grossesses non planifiées) de  0,4%. La pilule a un indice de 0,3%, lorsqu’elle n’est pas oubliée). Pendant ce temps de recherche j’ai pris conscience que je  voulais garder mon cycle naturel et sa rythmique et il était hors de question que je prenne la pilule ou d’avoir une intervention définitive.

- La symptothermie après plus de 2 ans de pratique ?

Plus tu pratiques plus tu trouves une distance par rapport à la méthode elle-même. Au début tu es très scolaire avec beaucoup d’observations. Plus tu deviens experte plus tes observations s’allègent sans pour autant être trop légères.

- Comment ont été tes débuts avec la symptothermie ?

Quand j’ai découvert la méthode, je venais d’avoir mon retour de couche (retour des saignements) et j’étais en allaitement. Autant dire que ça n’était pas le meilleur moment pour commencer !

Mais je me suis lancée en autodidacte avec le manuel gratuit de Symptothermie. J’ai tout de suite été  motivée pour pratiquer toute seule. Après il y a eu la possibilité de faire des formations  et dès qu’il y a eu des ouvertures pour devenir professionnelle, c’est devenu une évidence !

J’étais aussi dans une phase de ma vie où j’avais envie de trouver une activité qui me plaise et qui ait du sens. C’est un sujet qui me correspond bien et avec lequel je suis à l’aise. Je découvre les femmes comme des alliées qui sommeillaient à côté de moi jusqu’alors. Je me rends compte de l’universalité des femmes due à la cyclicité. Je suis heureuse de participer au processus de découverte de la part féminine que chaque femme incarne dans son énergie. Connaissant la nature cyclique des femmes et leur fonctionnement, je peux alors être leur miroir.

- Quel parcours as-tu du suivre pour devenir conseillère en symptothermie ?

Je me suis formée à la méthode de la Fondation SymptoTherm. Celle-ci englobe les variantes des autres méthodes. Elle peut ainsi s’adapter à tous les cycles. Avec cette méthode, les conditions sont plus larges, comme la montée thermique ; l’iconographie est sympa et moderne, bien synthétisée. En parallèle j’ai suivi une formation holistique à l’Institut Eden Fertilité, qui donne d’autres outils sur les pathologies, les dysfonctionnements que l’on peut trouver dans le cycle. 

Maintenant je fais de la veille, je vais dans le détail, dès que j’ai une cliente qui a un problème je me renseigne sur les différentes possibilités à explorer.

Ma compétence c’est la méthode symptothermique, que j’utilise comme outil d’analyse et qui permet de repérer des déséquilibres dans le cycle. Ensuite je conseille à la cliente d’aller voir tel ou tel médecin, naturopathe ou gynécologue pour regarder dans telle ou telle direction. Cette méthode permet de s’adapter au vécu de la personne.

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Eugénie filmée pendant une de ses formations à Paris : extrait de “Génération No Pilule”,

reportage diffusé sur la chaîne Téva en mars 2018.

- Quel est ton point de vue sur les femmes d’aujourd’hui ?

Il est en train d’évoluer. La vie met aujourd’hui sur mon chemin un autre type de femme, qui est dans le même état d’esprit d’ouverture que moi.

J’essaie de semer des graines pour créer un pont entre l’approche spirituelle du cycle et l’observation des symptômes de la physiologie du cycle.

La symptothermie c’est se relier à la terre, c’est un ancrage, de par l’observation scientifique, biologique. Certaines femmes viennent juste chercher une méthode de contraception et je les amène sur une observation de leur cyclicité. D’autres ont déjà une approche spirituelle, ésotérique de leur cycle mais ne vivent pas leur cycle dans la matière et la symptothermie permet cet ancrage.

- Ta définition :

  • D’une femme : c’est difficile pour moi car je découvre encore tous les jours ce que cela veut dire. Ce n’est pas seulement naître dans un corps de femme, avec des organes de femme. C’est une personne qui exprime son côté intérieur féminin. Être une femme c’est accepter notre polarité intérieure, s’autoriser à exprimer notre part d’énergie féminine dans une société masculine.

  • Il est fréquent que les femmes soient en compétition avec les hommes et essaient d’être au même niveau, sur le même terrain, alors qu’en fait on a une place différente, mais pas inférieure ! Pour moi la femme est un couple intérieur avec des énergies féminines et masculines.
  • Du féminin : a des attributs et des capacités complémentaires du masculin. La nature cyclique est typiquement féminine : la force créatrice, le maternage selon les âges de la vie et les profils de femmes. C’est quelque chose d’accueillant sur le monde, de fécond, un réceptacle. Le féminin recycle comme la terre. Il peut percevoir des éléments du monde, les synthétise et les donne au monde sous une forme créatrice et bienfaitrice.

  • De la féminité : c’est l’expression du féminin. Ce sont les attentes de la société envers les femmes, dans leur façon de s’habiller, leur comportement social. Mais je pense que l’on peut être qui on veut et arrêter de se flageller avec les regards des autres.
  • - Est-ce que le cycle est une part indéniable de la femme ?

    Tout à fait puisque le cycle est lié aux organes féminins.

    _ Comment ça se passe si les femmes n’ont pas ou plus d’utérus ?

    _ Soit elles en ont eu un, soit il était prévu qu’elles en aient un. Elles sont femme aussi dans leurs chromosomes. Le cycle peut se voir dans sa globalité avec la physiologie, les hormones,  toute la mécanique qui va avec un corps de femme et non distinguer chaque organe. Par exemple à la ménopause les hormones sont toujours en mouvement même si elles ont diminué, elles continuent d’être ordonnées par le cerveau. 

    - Comment vis-tu tes cycles aujourd’hui ?

    Je les vis beaucoup plus en conscience qu’avant. Du fait de noter les observations quotidiennes j’ai un repère visuel, comme un miroir de ce qu’il se passe dans mon corps, sur le papier. D’un coup je sais dans quelle phase je suis, soit quand je me rends compte de mon comportement le jour même, soit après coup quand je relis mes notes. 

    L’annotation de ses observations sur papier permet un détachement par rapport à son cycle, alors que sur une appli mobile, on regarde plusieurs fois par jour, comme si on se regardait dans un miroir et alors on n’est pas dans notre ressenti, à l’intérieur de nous-mêmes. Comme le papier n’est pas toujours sous la main on a plus de temps pour s’observer en conscience et j’apprécie aujourd’hui la pratique papier.

    - Arrives-tu à anticiper des activités dans l’utilisation des énergies du cycle, d’un mois à l’autre ?

    Je me réfère plus à la lune. En fonction des actions qui ont bien marché durant le mois actuel, j’essaierai de planifier le même type d’action le mois suivant à la même phase lunaire. Je m’écoute chaque jour, je suis dans l’accueil de ce qui vient.  Selon mon énergie du jour, j’agis en fonction de ce que je ressens pour mettre à profit l’expérience. 

    Dans mon accompagnement j’encourage les femmes à s’observer elles-mêmes et leurs cycles afin de voir ce qu’elles ressentent.

    Je sais quand je suis fertile et que je ne peux pas tomber enceinte n’importe quand !

    Ces méthodes te permettent de t’ancrer dans le présent, de ne pas penser à demain et d’être confiante par rapport à ton cycle.

    Aujourd’hui je n’ai plus de peurs liées au fait de tomber enceinte, alors qu’elles étaient très présentes suites à mes 2 grossesses surprises. Ce qui se ressent dans la sexualité.  

    - Quel est ton pourquoi ?

    Ma motivation est de :

  • Transmettre mon expérience acquise avec la symptothermie,
  • Diffuser la connaissance sur le cycle,
  • Redonner aux femmes la connaissance d’elles-même.
  • L’outil de la symptothermie s’adapte aux buts recherchés par les femmes qui s’y intéressent.

    - Une recommandation, un partage ?

    J’invite les femmes à sortir des sentiers battus et d’aller voir derrière les lignes que l’on nous a tracées, de se renseigner, de vérifier, de chercher des alternatives aux propositions qui ne nous conviennent pas au lieu de nous en remettre aux professionnels, de comprendre ce qu’implique de prendre la pilule ou de mettre un stérilet, sur notre cycle et notre corps. 

    Ne pas vous conformer, exprimez qui vous êtes vraiment, de vivre comme vous l’entendez, de trouver ce qui fait votre bonheur.

    Eugénie TABI

    Formatrice & Conseillère en Symptothermie

    Accompagnement Holistique du Cycle Féminin

    à Reims, Région Grand-Est, Paris & en ligne

     06.46.17.85.09

    www.universelle.fr

    eugenie.tabi@gmail.com

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